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NON à la Ville Dense, pourquoi, comment ?

Les mobilités avant le Covid 

Des métros, bus, RER, bondés, des retards récurrents ; un périphérique et autres voies automobiles engorgées. On densifie, les transports sont de plus en plus difficiles, mais ça passe mais avec une hausse croissante des pollutions et une augmentation des temps de transports : augmentation des problèmes de santé en particuliers multiplication des cas d’asthmes et dégradation de la qualité de vie.

 Nous sommes peu nombreux, pas assez nombreux, à pointer du doigt la fragilité d’un système hypertrophié, peu nombreux à proposer un autre plan de mobilités. Pas assez nombreux pour être pris au sérieux, si ce n’est pour nous écarter.

Le Covid change notre regard sur les mobilités

Voilà que Covid arrive, un Covid dangereux, contagieux, et teigneux. On nous dit que les transports en commun ne sont pas des clusters, mais ceux qui les prennent régulièrement voient bien que la distanciation sociale y est mise à mal, au point que 30% de Franciliens disent vouloir renoncer aux transports en commun même après la crise Covid. Parmi ceux-ci, si un grand nombre se dirige vers les circulations douces : marche à pied, vélo, trottinettes ; un nombre non négligeable , 16% , veut revenir à la voiture*.

Angoisse des décideurs : congestion accrue sur les routes franciliennes, déficit accru sur le réseau Trains, RER, métros et bus de l’Ile de France.

 

Changer de modèle, oui, mais quel modèle ?

 Pour de plus en plus d’utilisateurs, les transports en commun répondent à une nécessité environnementale. Les modes collectifs émettent entre deux fois (les bus thermiques) à soixante fois moins (les métros et tramways) de CO2 par passager et par kilomètre qu’un automobiliste. Ces mêmes utilisateurs ne veulent plus d’une ville dense.

« Toutes les enquêtes montrent un désir de quitter la ville densesouligne M. Mallet, président de l’Union des Transporteurs Publics . Avec le développement du télétravail et des mobilités actives (vélo, marche…) dans les centres urbains, l’offre de transport public pourrait être redéployée vers les zones moins denses. Cela aurait plusieurs effets positifs. En périphérie, l’attractivité serait accrue, le sentiment d’isolement de la population atténué. Dans la zone dense, les opérateurs de transport seraient moins contraints par les besoins extrêmement coûteux en personnel et en matériel de l’heure de pointe. »**

 

QUE FAIRE à Fontenay ?

 Lors de l’enquête publique prévue en 2021 pour modifier le PLU (Plan Local d’Urbanisme) *** il faudra agir pour réorienter le PLU dans le sens de réduire, voire annuler la densification de notre ville afin d’offrir aux habitants une meilleure qualité de vie, avec moins de pollutions et avec des transports plus fluides et plus respectueux de notre environnement et de notre santé.

Enfin lors des élections régionales de 2021, un élément essentiel du débat public devra porter sur le devenir du Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) : remplacer le SDRIF de 2013, SDRIF densificateur qui oblige Fontenay se surdensifier (minimum de 1500 logements à réaliser en 15 ans pour atteindre une densité de plus de 11 000 habitants/km² ), en SDRIF qui n’impose plus de densification; il sera intéressant de demander à chaque liste de se positionner par rapport à cet objectif.

 

Suzanne Bourdet  Michel Faye

 

* Enquête de l’UTP ( Union des Transporteurs Publics) publiée le 19 novembre 2020

** Cf Le monde édition du 20 novembre 2020 :  https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/11/19/covid-19-30-des-usagers-disent-vouloir-renoncer-durablement-aux-transports-en-commun_6060337_3234.html

*** Voir notre Blog du 19 septembre 2020

Image : Vu depuis le centre de Fontenay direction Nord Est. Photo Michel Faye

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