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Mercredi 25 février 2026 : Incendie aux Sorrières. Une personne décédée. Quelles leçons en tirer ?

L’incendie

        L’incendie s’est déclaré vers 8h 45 dans un appartement situé au deuxième étage, au 20 allée des Eglantines.

        L’origine du feu  n'a pas encore établie. Une batterie de scooter était présente dans l'appartement, mais rien ne montre qu'elle serait la cause de cet incendie.  

        Un très fort de dégagement de fumées s’est produit:

Au-dessus du toit

 

et par la fenêtre de l’appartement

            Les pompiers sont arrivés vers 9h15 et ont rencontré des difficultés pour accéder en véhicules au niveau de l’immeuble concerné. En effet, dans la cité, beaucoup de voitures sont garées en bord de chaussée par manque de places de stationnement. Les pompiers ont dû tirer de très longs tuyaux pour accéder aux bouches à incendie, une de l’autre coté de la rue Max Dormoy à plus de 200 m et l’autre au 5 allée des glycines.

 

10 min plus tard les pompiers ont pu évacuer les personnes intoxiquées par les gaz et fumées.

De nombreuse ambulances étaient positionnées avenue Max Dormoy? ne pouvant entrer dans la cité.

Malheureusement, la personne habitant l’appartement où l’incendie s’est déclaré est décédée, brulée et intoxiquée.

13 personnes ont été intoxiquées par les fumées: 5 jeunes enfants agés de 1 à 8 ans, 2 adolescents et  6 adultes. 7 d'entre eux ont été transportées vers des hôpitaux proches : Percy et Béclère à Clamart, Amboise Paré à Boulogne.

4 appartements ont été plus ou moins endommagés et quelques personnes sont logées provisoirement à l’hôtel.

A 14h, les pompiers quittaient les lieux.

Une cellule d’écoute a été ouverte à l’école maternelle Scarron.

 

Quels enseignements peut-on tirer de cet incendie mortel ?

Causes de l’incendie

        Depuis plusieurs années, les trottinettes électriques, les vélos électriques et les scooters électriques sont de plus en plus utilisés. Tous ont des batteries. Or, lors de leur charge, et suivant leur composition, elles peuvent exploser et/ou s’enflammer.

        Aussi, recharger une batterie dans un appartement présente un risque faible mais non nul. Un tel incident est déjà arrivé dans la cité des Sorrières, heureusement sans grave conséquence. Mais ce n'est pas la seule cause d'incendie dans les habitations.

Nous présentons, pour éviter ce type d’accident qui peut être gravissime, deux propositions :

  1. Sensibiliser les habitants, qui possèdent des batteries pour leur moyen de déplacement, aux précautions à prendre pour éviter des incendies.
  2. Prévoir dans les garages à vélos présents dans les immeubles des casiers fermés pour recharger les batteries en toute sécurité. Cela implique une modification du Plan local d’Urbanisme.

 

La surdensification et l’appât du gain : freins à la venue des pompiers et vecteurs de dégradation de la sécurité

        La cité des Sorrières a été depuis 2019 l’objet d’une surdensification*** à outrance. La plupart des espaces verts de cette cité ont été vendus à des promoteurs, y compris le grand parking de plus de 60 places.

      Conséquence: cette cité qui comporte plus de 350 logements, 4 tours de 30 m de hauteur et une école maternelle n’est accessible que par une seule issue, l’allée des Lilas, avec actuellement un seul trottoir.


                                         Unique voie d'accès à la cité des Sorrières: l'allée des Lilas

        C’est la seule voie d’entrée et de sortie. Souvent, matin et soir, des embouteillages ralentissent la circulation. De plus, les camions des entreprises qui construisent l’immeuble sur l’ancien parking bloquent  de temps en temps la circulation. Imaginez les conséquences !

        Enfin, toutes les voies internes de circulation à l’intérieur de la cité sont très souvent encombrées, à cause de la suppression du grand parking vendu par le bailleur, par des voitures en stationnement, moitié sur la voie, moitié sur le trottoir.

       Cela ralentit les déplacements et empêche pratiquement la circulation des gros véhicules, comme les bennes à ordures et camions de pompiers. Or, en cas d’incendie, chaque seconde compte !

      La surdensification dégrade le cadre de vie et la qualité de vie, et peut même entrainer la perte de vie.

        L’immeuble « Le carré des Lilas » en construction, est manifestement de trop*. Sa présence empêche la création d’une seconde voie d’accès à la cité des Sorrières en ligne directe avec l’école maternelle Scarron.

 

La solution idéale pour remédier à tous ces dysfonctionnements :

           Arrêter la construction de l’immeuble en cours. On garderait le parking souterrain qui a été creusé et, au-dessus, on remettrait un espace vert. Et du côté opposé à l’allée des Lilas, on créerait une seconde issue dans le prolongement de la voie menant à l’école maternelle. De plus les voies à l'intérieur de la cité ainsi que l'allée des Lilas  doivent être municipalisées pour permettre à la police de pouvoir intervenir si ces voies sont encombrées.

C’est la solution idéale qui améliorerait le cadre et la qualité de vie des habitants et permettrait un accès facile et rapide aux pompiers, si nécessaire.

En tout état de cause il faut créer une seconde voie d'accès à cette cité. C'est une question de sécurité.

 

 

Que choisir lors de la prochaine élection municipale ?

En 2020, les habitants de la Cité des Sorrières ont fait une pétition** pour s’opposer à la construction de cet immeuble.

En mars 2020, deux associations, et elles seules, avec le soutien des habitants, les Sorrières Fontenaisiennes et l’Union Associative Fontenaisienne, ont déposé des recours gracieux et contentieux, respectivement auprès du maire et auprès du Tribunal Administratif, pour demander l’annulation du permis de construire de cet immeuble. Le maire a rejeté le recours gracieux.

Le maire a choisi. Le bailleur a pu faire son profit en vendant ce parking. Tant pis pour les locataires de la cité des Sorrières.

En 2026 les locataires des Sorrières pourront à leur tour choisir en votant : soit pour le maire sortant, soit pour la liste qui réunit celles et ceux qui les ont défendus en lançant une pétition et en déposant des recours contre cette opération immobilière, en particulier les co-présidents de l’association des Sorrières Fontenaisiennes et le président de l’Union Associative Fontenaisienne. Cette liste est la liste Associative, Ecologique, citoyenne POUR FONTENAY menée par Michel FAYE. La nouvelle équipe municipale sera attentive à leur choix !

 

Jacqueline Gruson, Marc Soukup, coprésidents de l’association des Sorrières Fontenaisiennes

Michel Faye, président de l’Union Associative Fontenaisienne.

 

Images : les sorrières fontenaisiennes, pour fontenay

*https://www.pourfontenay.fr/blog/surdensification-aux-sorrieres-quand-les-habitants-nen-peuvent-plus

**https://www.pourfontenay.fr/blog/petition-stop-la-surdensification-des-sorrieres

***https://www.pourfontenay.fr/blog/quartier-scarron-sorrieres-nord-le-mair...

 

 

 

 

 

 

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