Comment améliorer la propreté de notre ville ?

Sous la neige d’hiver , la ville est l’espace de quelques heures d’une blancheur rare, recouvrant les multiples déchets et décharges qui salissent le quotidien des habitants.
Qui sont les responsables des déchets qui traînent sur l’espace public ? Ceux qui jettent leurs déchets n’importe où (un énorme travail de sensibilisation et de prévention est à faire) et ceux qui organisent les services de propreté, en commençant par les questions relatives aux poubelles.
Depuis 1884, les poubelles
C’est Eugène Poubelle, préfet de la Seine qui, en 1884, a instauré l'obligation de disposer de récipients spécifiques, les poubelles, pour les déchets des immeubles, afin d'améliorer l'hygiène publique. Depuis, les règlements sanitaires sont de plus en plus détaillés*, mais pas toujours appliqués.
Aujourd’hui, la loi existe, mais les abus subsistent
Il est interdit de jeter ou d'abandonner ses déchets dans la rue (voie publique ou privée). De même, il est interdit de déposer ses déchets sans respecter les règles de collecte définies par la mairie (contenant, jour, horaire, tri). Mais comment faire respecter ces règles, les « indélicats » ne vont pas demander de permission !

- Des habitants « tricheurs » déposent leurs encombrants n’importe où, ou contre les poubelles d’immeubles, en particuliers lors de déménagements. Qui va alors contacter le Territoire pour enlever ces encombrants ? C’est loin d’être clair.
- Des utilisateurs de produits interdits jettent négligemment seringues ou contenants sur le lieu de consommation ou ailleurs. On trouve désormais les contenants (ou "bombes ")) de protoxyde d’azote ( N2O, dit gaz hilarant) sur des pelouses de certaines cités, ou près du local à poubelle, et parfois même dans un couloir d’immeuble.

La "bombe" contient des produits dangereux pour la santé et pour l'environnement. C'est vrai pour les "bombes" techniques du commerce, insecticides, peintures, vernis, mousses isolantes, colles, lubrifiants, nettoyants pour four, détachants pour meubles et habits, etc... Et c'est vrai pour les "bombes" de gaz hilarant (N2O) détournées de leur usage technique. Dans tous les cas, une fois la "bombe"utilisée, il faut soit la rendre dans un commerce qui vend ce genre de produits (le magasin doit la reprendre gratuitement, même si on n'achète rien), soit la traiter comme un déchet "spécial",
D’où l’urgence d’une prévention auprès des habitants, et d’un protocole municipal de gestion de ces déchets spéciaux ( protocole à établir entre bailleurs, syndics d’immeubles, maire, territoire Vallée-Sud-Grand-Paris, et habitants). Même si la bombe paraît vide, il est judicieux de la considérer comme un déchet "spécial", parce qu'elle renferme toujours une petite quantité de produit dangereux. Quant au protoxyde d'azote (gaz hilarant), il a un effet destructeur sur la santé, et le contenant (« bombe ») peut exploser lors de collectes. Si on le met à la poubelle, il a déjà provoqué des accidents pour les éboueurs*.
Attention! Dans certaines copropriétés, les vieilles cuves à mazout , sont parfois stockées dans une cave de l’immeuble; Cela constitue un risque car même vides, elles contiennent des résidus de fioul et des boues hydrocarburées. Avec le temps ces vapeurs s’accumulent, ces gaz sont hautement inflammables et explosifs. La mairie et le syndic doivent informer les habitants des risques et des procédures d’évacuation.
A cela s’ajoutent des abus lors de la construction d’immeubles de copropriété très récents :
Un immeuble neuf, la résidence Elora au 129 rue Boucicaut, ( promoteur Franco-Suisse) a pu être construite sans s’être vu imposée un retrait suffisant par rapport à la chaussée, ça donne quoi pour les poubelles:

Photo prise le 3 janvier 2026
A priori pas de local poubelle pour cet immeuble neuf, en tout cas non utilisé. Les jours de sortie et même souvent les autres jours, les poubelles occupent tout le trottoir et même une partie de la chaussée. les piétons sont alors obligés d'emprunter la rue pour continuer d'avancer, avec les risques que cela comporte! Sans parler de l'impossibilité de passer pour les landaux et les fauteuils roulants. Le promoteur a gagné quelques dizaines de cm, trottoir d'à peine 1 m de large, mais le promoteur a pu augmenter ses bénéfices. Tant pis pour les Fontenaisiens!
Des propositions de la liste associative, écologique, citoyenne POUR FONTENAY
- Définir clairement avec les bailleurs, les syndics, le maire et le Territoire qui est responsable de l’enlèvement des encombrants ou des contenants de produits dangereux, voire interdits, avec quels protocoles de sécurité, en particulier pour les « bombes » de protoxyde d’azote ( et les ballons de baudruche qui vont parfois avec, et qui pourraient attirer les enfants)
- Définir les besoins en nettoyages complémentaires, la part de la Ville, la part du Territoire. En particulier, assurer une veille quotidienne réactive, avec la participation des habitants (numéro vert) et d’agents de la Ville, pour alerter immédiatement les services compétents en cas de dépôt sauvage de déchets, de cambriolages ou de dégradations.
- Assurer des actions de prévention sur le terrain, au contact des habitants, en s'appuyant sur une information forte, notamment une page propreté de la ville dans le journal municipal mensuel.
Ces jours-ci, la neige recouvre déchets et décharges sauvages, mais là encore, certains trottoirs sont mieux déneigés que d’autres, certaines chaussées sont mieux déneigées que d’autres, on retrouve finalement les mêmes problématiques qu’à propos des déchets.
Suzanne Bourdet Michel Faye
**https://reporterre.net/Gaz-hilarant-des-dechets-dangereux-polluants-et-couteux
Photos
Photo 7: Reporterre dans https://reporterre.net/Gaz-hilarant-des-dechets-dangereux-polluants-et-couteux
Autres photos: Pour Fontenay ; merci à celles et ceux qui nous ont envoient des photos, en particulier sur les sujets ci-dessus.




Commentaires
Barthe rédigé le Permalien
faites un tour avec un
webmaster rédigé le Permalien
Bonjour,
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